La littérature en traduction

  • Comment former enseignant·e·s et médiateur·rice·s aux spécificités du texte traduit ?

Les statistiques révèlent que la seule langue étrangère massivement utilisée par les jeunes dans leurs pratiques culturelles (visionnage de films ou de séries, jeux vidéo, lecture en langue originale) est l’anglais. Si l’on souhaite favoriser la lecture d’œuvres étrangères, il apparait donc essentiel de donner aux enseignant·e·s et médiateur·rice·s des outils pour aborder le texte littéraire étranger en traduction.

La formation devrait articuler
• un nécessaire apport de connaissances sur l’activité de traduction et les spécificités de la traduction des œuvres pour jeune public, hier et aujourd’hui, pour permettre aux éducateur·rice·s d’avoir une approche critique informée lorsqu’ils s’emparent d’un livre de jeunesse étranger en traduction ;
• un travail réflexif sur le rapport de l’éducateur·rice à ses langues et à ses postures culturelles, afin de faire du texte traduit le vecteur d’une véritable ouverture aux cultures autres ;
• des ateliers de mise en pratique proposant des activités concrètes dans le cadre d’un travail en classe ou d’un atelier en médiathèque autour d’une œuvre traduite : on sait en effet que les savoirs dispensés en formation initiale et continue n’ont d’impact réel sur les pratiques que lorsqu’ils sont assortis de propositions didactiques construites.

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